Femme regardant par la fenêtre et s'interrogeant du pourquoi du moment

  • lundi

Revenir au pourquoi du moment

  • Audrey Bérubé

Il n’est pas toujours nécessaire de connaître le grand pourquoi pour avancer. Parfois, revenir au pourquoi du moment suffit à retrouver plus de clarté, de présence et de fidélité envers ce que l’on dit vouloir vivre.

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Il y a des questions qui semblent très simples, mais qui peuvent ouvrir un espace intérieur beaucoup plus vaste qu’on ne l’imagine.

Cette semaine, une question est revenue plusieurs fois dans mon esprit :

Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ?

Pas nécessairement dans le sens du grand pourquoi de toute une vie. Pas forcément la grande mission clairement définie, parfaitement formulée, prête à être affichée sur une page de présentation.

Plutôt le pourquoi du moment.

Pourquoi est-ce que je donne mon attention à ceci ?
Pourquoi est-ce que je prépare cela ?
Pourquoi est-ce que je repousse parfois ce que je dis vouloir ?
Pourquoi est-ce que je regarde ce qui se passe ailleurs, au lieu de revenir à ce qui m’appelle ici, maintenant ?

Nous parlons souvent de rêve, de désir, d’intention, d’abondance, de changement, de nouvelle identité ou de nouvelle réalité. Mais il arrive que, dans le quotidien, nous nous éloignions de ce que nous disons vouloir, non pas parce que nous avons cessé d’y croire, mais parce que notre attention s’est dispersée.

Nous lisons.
Nous écoutons.
Nous regardons.
Nous comparons.
Nous apprenons encore quelque chose.
Nous observons ce que les autres font.

Et tout cela peut être nourrissant.

Mais parfois, au milieu de toutes ces stimulations, une question plus directe se présente :

Est-ce que ce que je fais présentement nourrit vraiment ce que je dis vouloir vivre ?

Le grand pourquoi n’est pas toujours clair

Nous entendons souvent dire qu’il faut avoir un grand pourquoi. Une vision claire. Une direction forte. Une raison suffisamment puissante pour nous mettre en mouvement.

Et c’est vrai qu’un pourquoi clair peut devenir un magnifique moteur intérieur.

Mais il arrive aussi que ce grand pourquoi ne soit pas encore totalement visible.

Il peut être en train de se former.
Il peut être en train de mûrir.
Il peut être encore voilé par des peurs, des anciennes habitudes, des hésitations ou simplement par une période de transition.

Cela ne veut pas dire que rien ne se passe.

Parfois, nous avançons avant même de savoir exactement vers quoi nous avançons.

Nous rangeons un tiroir.
Nous faisons un appel que nous repoussions.
Nous fermons une distraction.
Nous revenons à une idée laissée de côté.
Nous posons un geste qui nous remet en mouvement.
Nous faisons un petit pas.

Et ce petit pas peut révéler quelque chose.

Il peut nous montrer ce qui compte pour nous. Il peut nous remettre en contact avec une direction plus profonde. Il peut nous ramener à une forme de vérité intérieure que nous n’aurions peut-être pas pu nommer avant d’agir.

Le pourquoi n’est pas toujours une phrase qui précède l’action.

Parfois, il se révèle à travers l’action elle-même.

Le pourquoi du moment

Il y a le grand pourquoi, bien sûr. Mais il y a aussi le pourquoi du moment.

Et celui-là peut être très précieux.

Pourquoi est-ce que je fais cela maintenant ?
Pourquoi est-ce que je donne mon énergie à cette idée ?
Pourquoi est-ce que je ressens l’élan de revenir à ceci ?
Pourquoi est-ce que je remets cela à plus tard ?
Pourquoi est-ce que je préfère regarder ce qui se passe ailleurs plutôt que revenir à ce qui m’appelle ?

Ces questions ne sont pas là pour nous juger.

Elles sont là pour nous ramener.

Parce qu’il est facile de se perdre dans le mouvement extérieur. Surtout aujourd’hui, alors que tout est accessible en quelques secondes : les idées des autres, les projets des autres, les réussites des autres, les opinions des autres, les stratégies des autres.

Mais pendant que notre attention se promène partout, une partie de nous peut attendre que nous revenions à elle.

À notre propre désir.
À notre propre rythme.
À notre propre création.
À notre propre présence.

Le pourquoi du moment n’a pas besoin d’être spectaculaire.

Il peut simplement nous aider à choisir ce que nous faisons maintenant.

Est-ce que je continue à regarder ?
Est-ce que je reviens à ce que j’avais commencé ?
Est-ce que je pose une petite action ?
Est-ce que je prends un moment pour clarifier ce que je veux vraiment nourrir ?

L’attention comme direction intérieure

Notre attention est beaucoup plus qu’un simple mouvement mental.

Elle est une forme d’énergie.

Ce à quoi nous donnons notre attention prend de l’espace en nous. Cela influence notre état intérieur, notre perception, nos décisions, notre niveau de présence et notre capacité à agir depuis ce qui est vivant en nous.

Lorsque notre attention est constamment tournée vers l’extérieur, nous pouvons finir par oublier pourquoi nous avions commencé.

Nous pouvons oublier le désir initial.
Nous pouvons oublier l’élan.
Nous pouvons oublier la simplicité du prochain pas.
Nous pouvons même oublier que ce que nous cherchons à construire demande notre présence.

Pas une présence parfaite.
Pas une discipline rigide.
Pas une pression de performance.

Mais une forme de fidélité intérieure.

Une façon de revenir, encore et encore, à ce qui compte.

Parce qu’un rêve, une intention ou une nouvelle réalité ne se construit pas seulement dans les grands moments d’inspiration. Il se construit aussi dans les petites décisions quotidiennes.

Dans ce que nous choisissons d’ouvrir.
Dans ce que nous choisissons de fermer.
Dans ce que nous choisissons d’écouter.
Dans ce que nous choisissons de nourrir.
Dans ce que nous choisissons de remettre au centre.

Quand l’élan précède la clarté

Il arrive que nous attendions d’être parfaitement clairs avant d’agir.

Nous voulons savoir exactement où cela mène.
Nous voulons être certains que c’est la bonne décision.
Nous voulons nous sentir prêts.
Nous voulons avoir assez de clarté avant de poser le premier pas.

Mais parfois, l’élan vient avant la clarté.

Un geste spontané peut ouvrir une porte.
Un petit pas peut révéler une direction.
Une phrase peut devenir un fil conducteur.
Une question peut devenir une conversation, une décision ou une nouvelle étape.

L’élan n’est pas toujours spectaculaire. Il peut être très simple.

Mais lorsqu’il est vrai, il contient souvent une énergie que le mental n’aurait pas pu fabriquer.

C’est peut-être pour cela qu’il est important de reconnaître ces petits élans, même lorsqu’ils sont imparfaits.

Une lumière pas tout à fait idéale.
Une formulation qui aurait pu être différente.
Un départ encore un peu flou.
Une forme qui n’est pas encore définitive.

Et pourtant, quelque chose est là.

Quelque chose s’est exprimé.
Quelque chose a bougé.
Quelque chose a commencé.

Une question pour revenir à soi

Peut-être que la question n’est pas toujours :

Quel est le grand pourquoi de ma vie ?

Peut-être que, certains jours, la question la plus juste est simplement :

Pourquoi est-ce que je donne mon attention à cela, maintenant ?

Et ensuite :

Est-ce que cette attention nourrit ce que je veux vraiment vivre ?

Ces deux questions peuvent devenir des repères très simples.

Elles ne demandent pas de tout comprendre.
Elles ne demandent pas de tout décider.
Elles ne demandent pas de tout transformer d’un seul coup.

Elles invitent simplement à revenir.

Revenir à soi.
Revenir à son désir.
Revenir à sa présence.
Revenir à ce qui appelle vraiment.

Et parfois, ce retour suffit à déplacer quelque chose.

Pas forcément de façon bruyante.
Pas forcément de façon spectaculaire.

Mais assez pour reprendre contact avec son propre fil.

Assez pour poser une action plus juste.
Assez pour arrêter de se disperser pendant quelques instants.
Assez pour se rappeler que ce que l’on dit vouloir demande aussi notre attention, notre présence et notre participation.

Pour cette semaine

Vous pourriez simplement observer votre attention.

Sans jugement.
Sans pression.
Sans vous demander de tout changer.

Observez ce que vous nourrissez.

Qu’est-ce qui prend le plus de place dans vos pensées ?
Qu’est-ce qui capte votre énergie ?
Qu’est-ce qui vous ramène à vous ?
Qu’est-ce qui vous éloigne de ce que vous dites vouloir vivre ?

Et peut-être, devant une action, une distraction, une envie ou une hésitation, posez-vous simplement cette question :

Pourquoi est-ce que je fais cela, maintenant ?

La réponse n’a pas besoin d’être parfaite.

Mais elle peut devenir un point de retour.

Un simple espace de vérité.

Un rappel intérieur.

Une façon de reprendre doucement la main sur votre attention, votre présence et la direction que vous donnez à votre propre vie.

Dans la joie du moment présent,

Audrey Bérubé

Révélatrice de Conscience & du Déjà-Accompli
Exploratrice de l’Abondance illimitée

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